La femme, d’où qu’elle soit, d’où qu’elle vienne …
Elle est le sel de notre vie
Et pourtant …
La femme, l’épouse, la mère, la grand-mère, la sœur …
Des rayons de soleil dans notre vie et dans la vie de nos enfants
Et pourtant …
Nous sommes tous nés des entrailles de la femme
Son sein a été source de vie
Et pourtant …
La femme, l’épouse, la mère, la grand-mère, la sœur ….
équilibre nécessaire et indispensable d’une vie
Et pourtant ….
La femme source de tendresse, de chaleur et d’amour
Trop souvent bafouée
Trop souvent déconsidérée
Trop souvent contrainte
La femme violée
La femme exploitée
La femme soumise
La femme avilie
Trop de situation constatées chaque jour nous laissent sans réaction
Ne fermons plus les yeux
Ne laissons pas les vagues de l’intolérance, de la discrimination et de la violence
emporter le sourire et la joie de vivre des femmes
La femme mère de nos enfants
La femme compagne de notre vie
La femme source de vie
La femme a droit au respect d’une condition féminine enrichissante et égalitaire
respectons la femme sous la protection de laquelle nous avons grandi
réagissons
refusons les situations que nous observons dans le monde
Femmes bafouées
Femmes et filles violentées
Femmes exploitées
Femmes déconsidérées
Femmes soumises
Femmes avilies
Ces situations sont intolérables en face de la Vie
Soyons en permanence attentifs et présents aux côtés de la femme
Pour que dans tous les pays du monde
Les femmes soient respectées
Les femmes aient une identité reconnue et appréciée
Les femmes retrouvent le sourire et la joie de vivre
Serge Diantantu - René Vauleon
LE JOURNAL DU PEUPLE
Chères Mamans, épouses et sœurs,
Les difficultés multiples de l'Afrique noire ne sont pas seulement politiques. La mise en cause de toute la société est B refaire. Toute la critique faite sur les différentes raisons de la débâcle de l'économie africaine au Sud du Sahara est valable, mais aussi évidente soit-elle, la responsabilité de l'échec global revient d'abord aux africains eux-mêmes. Dans leur mode de vie, il y a des habitudes B changer car les nouvelles données socio-politiques, économiques et culturelles ne correspondent plus aux repaires traditionnels des coutumes.
1. DES HABITUDES QU'IL FAUT BANNIR
On pourrait se tromper et croire que toutes les leçons qui viennent du Nord en matière des Droits de toutes sortes, sont déjà des difficultés conquises en Occident. Un proverbe français dit: A beau mentir qui vient de loin ! Les cartes postales ne présentent que la plus belle façade de la ville d'ou elles sont émises. A vrai dire, le doute est souvent une attitude de bon sens avant de prendre pour vraie une réalité offerte, et cela même si dans toutes les circonstances il ne démythifie pas toujours son objet. Une grande distance sépare les textes des lois et leur application sur le champ de l'exécution des Droits et de la Justice. La résonance des discours aux vœux pieux est si belle qu'on en est dupe. La ruée des ressortissants du TIERS-MONDE vers les pays dits "démocratiques" n'est pas toujours comme on cherche à le faire croire, suscitée par un besoin de trouver un asile économique. Les personnes qui s'échappent de chez-elles pour l'exil B l'Étranger ont dans leurs bagages d'exode une gamme de raisons. Après avoir gobé la propagande politique des promoteurs de Droits de l'Homme, ces personnes ont envie de trouver qu’ elles se font accueillir, la liberté d'opinion, la liberté de la pensée ainsi que l'exercice de bien des droits; elles ne sont donc pas toujours des réfugiés économiques.
Une fois à destination, la réalité révèle une toute autre chose. Le mensonge est souvent inhérent et la méprise de découvrir le paradis rêvé est cuisante. Les sociétés humaines sont toutes un peu plus les mêmes, elles ont leur vertu, leur grandeur et leur faiblesse, sauf que dans le cas de comparaison avec le pays d'oj l'on vient, des différences remarquables se font jour. C'est le degré de volonté politique qui détermine les efforts positifs de progresser vers des horizons nouveaux, sans quoi tout n'est que mensonge. Chez les uns, cette volonté politique est assez solide et ancrée dans la conscience des citoyens, tandis que chez les autres, cela peut-être chez soi, la motivation de cette évolution est inerte et plate.
L'Afrique Noire, démontre dans bien des cas, ce manque de volonté politique, elle est loin de prendre une ferme résolution pour résoudre les épineux problèmes qui retiennent la femme en souffrance. La toute puissance de l'appareil gouvernemental a l'emprise du Pouvoir sur tout. Jospeph Kabila a agressé beaucoup dont celle qui lui a donné un enfant. Ce Président refuse de reconnaître sa paternité quand bien même il serait absout par l'ADN si les révélations sur sa paternité sont fausses. À la place, Madame Jeannette est traînée de prison en prison parce que sa fillette pleure : "Maman papa azali wapi". Ceux de mon âge se souviendront de Soki Vangu et Canta Nyboma qui chante dans Belle Bella : "Bana balela nzala bakotuna papa soki akende wapieee".Les Ministres ont une autorité telle qu'on ne peut pas Ltre en marge de leur influence. Ils ont le contrôle sur les Institutions et les organes de la Magistrature. Le Peuple éloigné de leurs rayons n'a pas d'arguments, surtout quand on sait que ses propos vont B l'encontre de la vision de l'État et que ses interventions sur la place publique glanent. Dans un environnement qui privilégie les forces dirigeantes comme celui qui identifie l'Afrique Noire actuelle, que peut-on espérer de la pauvre femme, généralement épouse, mère, sans travail ni rémunération pour assurer la bonne marche de sa maisonnée?
Les coutumes africaines sont très belles. Elles font une grande place à la famille, à la solidarité et elles insistent sur le respect sacré dévolu à la Femme et à la Mère. La société africaine noire elles-mêmes repose sur la Femme. C'est la Femme qui a le contrôle sur la famille, son cœur est reconnu pour sa grandeur sans limite auprès des siens, sa politesse est sans hypocrisie, elles est vantée pour sa courtoisie par ceux qui la côtoient. Les dispositions coutumières ont accordé B la Femme de puissants rôles à l'intérieur du système familial et culturel. Elle a l'indépendance d’être femme avec les femmes, et de conférer avec ces dernières sur ses propres problèmes féminins pourvu que cela n'invite pas l'homme B changer son regard sur elle ni ses attentes vers lui. Elle se doit de trop bien éduquer la progéniture que l'homme lui fait B profusion en se dégageant ensuite de ses responsabilités pour des choses, dit-on abusivement, plus importantes... À la femme on laisse l'initiative de l'éducation des jeunes filles, dans ce même contexte, et elle devient l'initiatrice consacrée de la femme de demain encore retenue dans le corps de l'épouse enfant sous sa responsabilité.
Ces attributions émotives et passionnelles donnent B la femme africaine noire sa légende et sa beauté morale. Les africains sont fiers de leurs mères et de la législation coutumière qui font des femmes des joyaux précieux de la vie en famille et dans la communauté. La Femme est un peu la politesse d'un culte secret que seul la profondeur de son intériorité connaît: le Dieu de sa louange. Elle a les gestes cérémoniels de l'Office Divin B la célébration de la spiritualité ancestrale. La cassure entre cet hommage et la réalité est brusque. Le dilemme de la Femme Africaine Noire commence au moment ou consciente de sa situation, elle veut s'ajuster B son époque pour s'insérer harmonieusement dans son temps. Dans les villes, on trouve des jeunes filles qui parviennent B se situer ou elles veulent sans rencontrer d'obstacles majeurs. Ces cas sont fréquents, mais ils n'ont pas brisé les traditions et les préjugés
La Femme dans son ascension est tenue B l’œil et la discrétion des regards intéressés auscultent son immersion avec beaucoup d'instruments de la sociologie africaine. Les habitudes dépassées cohabitent avec les nouvelles et dans les questions qui concernent la Femme, elles sont trop consultées afin de prendre avantage sur Elle. Voilà-là des habitudes qu'il faut bannir pour libérer définitivement la femme. Élevée au haut du piédestal, mais bafouée en réalité quand elle veut être la personne qu'elle souhaite devenir dans le paysage interpersonnelle. Dans l'Antiquité gréco-latine, c'est la femme qui discipline Zeus et Jupiter, lesquels du reste sont des dieux agresseurs sexuels. Là dessus, on n'a qu'à lire comment est née Venus. Ce n'est pas Dieu qui a permis aux hommes d'abaisser la femme pour en faire un marchepied de l'homme. S'il n'en tient qu'à Lui, Jéhovah, par rapport à ma foi de chrétien, il n'y a pas dans les récits de l'humanité et de l'Église, en dehors du Christ, son Fils, un homme qui soit préservé de la chute et de la faiblesse comme le fut la Très Sainte Vierge Marie. La plus grande Sainte de tous les temps de l'histoire des Catholiques romains et des Orthodoxes grecs et orientaux est une femme
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2. LA CONDITION DE LA FEMME
On aura beau dire que le processus d'émancipation de la Femme a été enclenché, on se vantera en s'empressant de justifier la présence de la Femme dans les Gouvernements comme geste d'ouverture et comme un atout de réussite qui consacre son intégration dans tous les domaines de la vie nationale; la vérité n'est pas à, l'évidence est tout autre chose. La Femme africaine noire souffre, les préjugés à son endroit pullulent. Bien d'intellectuels, pour le mariage, évitent encore la Femme negro-africaine qui a beaucoup étudié, car celle-ci a cassé une corde intime de la tolérance subtile. On l'oppose outrageusement et sans raison à sa sœur moins instruite, or toutes les deux ne sont pas ennemies. Ce uniquement parce qu'on veut diminuer ses initiatives et l'autonomie qu'elle a acquise. J'ai observé longtemps, au cours des années '80 une femme qui franchi les seuils des seuil, Maryse Condé, celle-ci n'aura été que très seule. Ce n'est pas la présence qui coiffait son pour tout qui déterminait de sa proxémie, c'est son intellectualité qui l'a condamné à exister seule. Alors, j'en suis arrivé à me poser des questions de cet ordre :
1.Combien d'Africains noirs ont envie de s'associer pour la vie avec une compagne qui a gravi les échelons du savoir au degré le plus élevée?
2.Pourquoi les commentaires des conservateurs se portent-ils sur les femmes avec beaucoup de tiédeur ?
3.À quoi mènent ces propos désobligeants : ''Celle-ci, pour qui se prend-elle?
Les pièces de théâtre célèbres des auteurs africains dépeignent ce tableau avec tellement d'humour que le rire l'emporte sur une vérité qui devait susciter une prise de conscience. Les aspects des difficultés que la Femme rencontre dans ses efforts d'intégration sont bien illustrés dans la pièce d'un écrivain camerounais qui a écrit: La Marmite de Kokambala. Dans celle-ci, un éminent membre de la cour nommé BOBOLO s'en prend B la reine BITALA, l'épouse du roi, et fait voir au Monarque en exercice que son épouse est une dame culottée qui est allée au-delà des concessions que la coutume lui reconnaît. La Femme n'est pas habilitée B porter des jugements dans les décisions des notables du Royaume....
Il serait inapproprié de dire par lui même que la Femme en Afrique Noire est une chose et qu'elle n'a pas le respect de la société. Cette interprétation est fausse. La Femme africaine noire, en particulier la Congolaise des deux rives, est très respectée. C'est l'Afrique Noire qui a le Prix NOBEL du respect sacré dû à la Femme. Mais à quoi bon lui donner un respect pour ce qu'elle est etlui tendre des pièges dans sa démarche d'affirmation? C'est ici qu'il y a anguille sous roche ! La Femme dans ce cas d'espèce, apparaît comme un adversaire qui peut remettre en question les acquis de la dignité qu'on lui a décernée. En tout cas, en considérant les libertés auxquelles les Femmes d'ailleurs sont arrivées, la Femme africaine noire fait peur. Elle voit sa route jonchée d'obstacles et d'épouvantails. Pourtant, elle ne demande pas d'évoluer comme les filles d'Amérique, d'Europe ou d'ailleurs... elle veut seulement Lie elle-même et disposer des droits qui concernent sa propre prise en charge. Au Congo-Belge, dans les années quarante, durant la Deuxième Guerre Mondiale, Monseigneur Six, Archevêque de Léopoldville, a souhaité que la Congolaise a souhaité que l'enseignement émancipant la femme lui soit enlevé, sinon les jeunes belges ne rentreront pas dans la Métropole pour y épouser les filles du pays. Si Maman Angebi était encore vivante, que d'histoire nous apprendrions là-dessus.
Certes, les efforts libérateurs de la femme ne viendront pas de quelqu'un d'autre que d'elle-même. La femme connaît ses vrais problèmes, mais elle veut avoir le droit d'inventorier d'abord le registre de sa propre identité avec le regard qui est sien. La Congolaise sait que l'ambiance dans laquelle elle baigne l'empêcher de réagir librement sur plusieurs points saillant. pour être femme dans des contextes compliqués, il faut se révolter. En tout cas, ce n'est pas cela ce qu'elle souhaite. La peur d’être mal vue ou mal acceptée telle qu'elle se découvre, la laisse bouche cousue dans les situations d'affirmation de soi. Certes, la Condition féminine a fait du chemin, Maman, Sophie Lutayi Kanza a tracé la route de la destination idéale pour ses consœurs, mais les rocs sont pleins sur les pistes. C'est aux hommes qu'un jour comme celui-ci qu'il faille lancer l'invitation de déballage de l'itinéraire. Ceux-ci doivent venir aide pour tailler les nouvelles pistes de l'émergence des femmes dans l'espace public sans limitation des lisières. Joséphine Luzolo a aussi tenté, cette journaliste de la Voix du Zaïre a vaincu les préjugés en devenant la première volleyeuse de l'équipe féminine nationale et en défiant les écuries des Rallies automobiles du Congo Brazza et de la RDC comme première pilote des voitures de courses. Mama, soki ozali koyoka ngai, napesi yo mbote lokola ba pesaka Ma Selika mbote na Zaiko Langa-Langa, Pro Familia Dei ya ba Manuaku na Nyoka Longo na 1974.
La Condition de la femme est un défi est un rendez-vous avec ce qui a été commencé en 1967. J'entends encore le Negro-Succès de Bohlen, de Bavon, de Didi Kalombo, de Gaspy, de Rocky, de Flujos, exécuter en choeur et en harmonie la chanson : "Hommes nouveaux, femmes nouvelles, émmancipation". Mama Dikitele, Mère Jerry Jerry ou Gégé, muasi ya liboso soliste na Cngo, bolingo ya Brazzos na Léo mpe na Kin, leki ya Lucie Eyenga na Miss Bora, Kulutu ya Abeti na Mpongo Love, Taz Bolingo ezalaka kaka ?
3. PHÉNOMÈNE ''DEUXIÈME BUREAUX''
Le sarcasme est à son paroxysme, l'humour se moque de la dignité humaine, la Femme est à peu près assimilée à l'administration des bureaux. Le terme deuxième bureau, désigne la Femme chez laquelle on va se relaxer quand très souvent chez soi on n'est pas en paix dans son propre foyer. En terme de comédie, le nom composé de deuxième bureau fait rire, mais en réalité il présente au quotidien la misère et la souffrance de la Femme que les difficultés sociales rendent prisonnière d'un homme supposé capable de lui venir en aide en échange d'un peu d'amour... elle représente en même temps la liberté non raisonnée d'un homme esclave de sa passion inassouvie auprès d'elle.
Dans les programmes des cours d'initiation familiale à l'école, le Ministre de l'Éducation Nationale n'a pas inséré clairement ou pas du tout, les branches touchants aux rapports conjugaux au foyer. Dans les classes on apprend l'Amour du prochain en religion, la reproduction en biologie, mais on ne fait pas cas de la préparation à la vie de couple. Pourtant, considérant la vocation communautaire de la société africaine, cette option de préparer les élèves à la vie de parents et du mariage ne devrait pas être négligée. Cette omission a pour conséquence, la perpétuation des mauvaises habitudes acquises au cours d'une initiation malsaine auprès de certains adultes et autres copains dans la rue. La Femme demeure avec cette mauvaise préparation, inférieure à l'homme. Confrontés aux exigences de la vie d'aujourd'hui, les gardiens de la tradition refusent d'ouvrir grandement les portes à la Femme en quête d'un peu plus de considération. Quand ils consentent à lui laisser un peu de manœuvre, ils le font au compte-goutte en s'assurant qu'elle ne quitte pas les rampes de la ''coutume'' selon leur propre interprétation de la chose.
Depuis l'accession des pays africains noirs à l'Indépendance, il ne s'est pas tenu de colloques initiés par les Gouvernements dont le sujet aurait été celui qui met en question l'autorité de l'Homme sur la Femme. Les politiques n'ont pas beaucoup discuté pour enrayer la polygamie dans la vie nationale. Le code de la famille en usage est celui laissé par l'administration coloniale. L'Afrique noire, dans son ensemble, n'est pas parvenue à rédiger le Code de famille, ses politiciens chargés de cette question ont craint de l'aborder parce qu'ils sont en conflit d'intérêt avec les articles proposés pour les amendements. Cela a rendu facile le divorce à un homme d'État que le monde entier respecte. Celui-ci a répudié sa femme sans qu'aucun bruit d'indignation ne fuse nulle part. C'est la célébrité de Nelson Mandela. Le héros des geôles sud-africaines n'est pas exemple en matière de respect de la femme et de ses droits. Vous toutes, dans les années '80, êtes témoins des faits et actes posés par Winny Mandela pour que son mari sorte de prison. Le moment venu de goûter à cette gloire d'un devoir matrimonial et combattant bien accompli, Madame Winny a été préférée pour une autre, c'est l'épouse d'un Président défunt, tué par la barbarie de l'Apartheid. Or, cet époux défunt, de qui on hérite la femme, est aussi mort en exigeant à ce que cesse la discrimination raciale en Afrique du sud et que Mandela soit libéré. Le Président Samora Machel, du Mozambique, serait surpris de l'idylle entre Mandela et sa femme.
Une réussite sociale d'un homme d'État, d'un commerçant, d'un musicien ou d'un bourgeois s'accompagne de plusieurs noces. Un seul homme dans une ville comme Kinshasa ou d'Abidjan peut avoir cinquante à cent cinquante enfants. Les hommes se marient quand ils veulent et divorcent quand bon leur semble. Ceux-ci peuvent introduire dans la maison familiale une femme non-alignée et lorsqu'une interpellation se fait jour dans la famille, les enfants qui osent questionner le papa sont chassés du toit paternel Et si ce sont les voisins ou d'autres citoyens périphériques alertés par cette mauvaise conduite du père, la réponse de celui-ci est généralement cette formule : "J'épouse qui je veux, c'est l'argent de l'homme qui tranche la palabre, oè est votre problème ?" En lingala cela se dit : "Mbongo ya mobali ekataka makambo".
4. VICTIMES ET MARTYRES
La misère des femmes est accablante. Celle-ci est souvent la résultante d'une formation scolaire élémentaire et sans qualification professionnelle. En général, les femmes non qualifiée acceptent tout ceux qui viennent pour les épouser. L'État civil de ces prétendant n'est pas pris en compte, le plus important pour elles est que ces hommes soient capables de réussir l'aventure dans laquelle ils se jettent auprès d'elles. Il est devenu coutume pour la plupart des femmes de se marier par souci de trouver une protection sûre, de peur de se voir pointer du doigt par la communauté ou par crainte de n'être pas choisie parce qu'elle n'ont pas d'attraits pour séduire. Bakoloba atuli. Beaucoup d'hommes, dans ce contexte, se marient par rattrapage des rêves et par désir d'appétits sexuels cachés. Pourtant, les villes africaines ne sont construites dans les structures de la société traditionnelle, elles sont donc dépourvues de fondements coutumiers en leurs seins. Cela signifie qu'elles ne sont pas qualifiées de se prévaloir l'héritage des villages restés dans leur bled, cela malgré la présence de plusieurs des tribus et ethnies. Imposer aux femmes la coutume dans un milieu corrompu n'est pas légitime.
La guerre dite des Grands-Lacs est le plus grand drame commis contre la femme depuis que l'humanité existe. Jamais de mémoire d'homme, même au temps ou les Romains volaient les Sabines, on a violé les femmes comme on en a fait au Congo par la République Rwandaise et la République Ougandaise. Effectivement, il n'y a pas à se faire de fausse pudeur, le Rwanda de Paul Kagamé et l'Ouganda de Yoheri Museveni, ont commis les crimes contre l'humanité les plus ignominieux et les plus horribles contre la gente féminine de la RDC. Tous les documentaires qui rapportent les violences des guerres et des combats sur la femme se taisent sur la tragédie des Congolaises. La Marche Mondiale des Femmes, initiée par une Canadienne, Françoise David, n'a pas non plus dans son documentaire fait place aux violences faites à la Congolaise dans la Région des Grands-Lacs. Je parle avec certitude et assurance, n'importe qui peut parcourir la bande filmique de ce documentaire projeté à l'occasion de la Journée Mondiale de la Femme par la Société Radio-Canada, le lundi 5 mars 2007, ne réserve quelques images ou quelques mots à la Congolaise. Le film a fini par la séquence d'une Afghane qui enlève son bourka, c'est-à-dire, le voile en pleine salle de l'Assemblée des Nations-Unies.
Cela signifie que la Congolaise n'existe pas, elle ne peut exister que quand toute seule elle prend la décision d'aller interpeller ses bureaux, ses geôliers, ses agresseurs et ses violeurs. En d'autres mots, les femmes congolaises du monde entier devraient, d'ici avant le 30 juin 2010, la date de la célébration du 50ième anniversaire du Congo Indépendant, se regrouper dans un "Congrès Pan-Congolais des femmes du Congo et d'origine congolaise". En effet, le monde entier ne peut pas continuer à écouter un discours unilatéral conçu pour diriger les choix des gestionnaires de la planète vers ou leur presse médiatisée oriente l'information. De toutes les façons, c'est comme cela que se passe les choses. Il est difficile pour moi, Le JOURNAL DU PEUPLE, journal Congolais de l'Atlantique Nord, de comprendre que l'on parle des femmes violentées au Kosovo, en Ex-Yougoslavie, au Rwanda, au Darfour et en Extrême Orient, par les Japonais, en 1940-45 et que l'on s'oblige délibérément de ne pas parler du martyr des Congolaises sous la sauvagerie haineuse de Paul Kagamé et de son compère Yuweri Museveni.
Qui donc peut nier que la femme est un prodige de la nature!
Pour réussir l'examen d'admission d'exister, c'est-à-dire de venir au monde, il faut que la femme accepte d'accueillir la vie qui choisi le coussin de sa matrice pour matelas de gestation. En clair, c'est elle qui dit oui ou non à la vie. Ce faisant, elle devrait être respectée comme un être sacré duquel dépend la décision ultime de continuer la perpétuation de l'espèce. Le jour ou toutes les femmes vont décider à ne pas faire des enfants, ce sera la fin de monde. Dieu, le Créateur, dans la tradition judéo-chrétienne se présente comme cette Toute-Puissance qui connaît les exigences pour arriver à obtenir le consentement de la femme quand on voudrait que son corps serve de vivarium pour la vie à venir. Pour que Jésus naisse, il a fallu qu'Il déploie toute sa poésie divine pour demander à la Vierge Marie d'être sa Mère. L'Ange Gabriel descendit sur terre pour faire ambassade auprès de la Vierge de Nazareth.
Dans l'Angélus, il est dit : "Je vous salue, Marie, pleine de grâces, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni." Cette phrase n'est pas mon invention, elle est dans la Bible, Luc 1, 28-32. Les dix Para-Commandos belges, tués à Kigali, entre le 6 et le 7 avril 1994, sont des enfants des femmes. Ne sont-ce pas là les preuves qui démontrent que la gestionnaire du patrimoine phylétique de l'Alpha et l'Oméga évoluant sur la terre est dans l'ordre de la responsabilité historique de la femme. Les Congolaises, comme les autres femmes du monde, méritent en ce 8 mars 2007, d'être honorées, exaltées et célébrées. Toutefois, à ce grand rassemblement qui invite l'humanité à découvrir la femme sous un jour nouveau, il n'est pas permis aux Congolaises de baisser les bras et de se satisfaire des hommages qu'on leur rend
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5. Les crimes contre l'humanité et le pouvoir
Le mal est que le jour ou la Communauté Internationale s'est malhonnêtement investie dans la tragédie congolaise, qui n'est en fait que la guerre des Rwandais déversée volontairement en RDC, celle-ci n'est pas venue avec l'intention d'éteindre l'infernal brasier allumé par Paul Kagamé. Il est important que je souligne ici que les Rwandais, comme peuple et citoyens, ne sont pas ces entités que je mets en cause, mais je destine les conséquences de l'hécatombe congolaise au gouvernement qui les dirige depuis l'avènement du Front Patriotique Rwandais au pouvoir. Cette part de choses ayant été faite, il n'empêche que pour l'histoire et la postérité, c'est le Rwanda institutionnel qui est venu commettre le génocide de tout un peuple avec qui il avait de bonnes relations et des liens inter matrimoniaux enracinés dans l'épaisseur du sous-sol d'un passé commun. Du point de vu du droit pénal international, Kigali ne s'échappe pas de sa malveillance cynique et perfide.
Je n'imagine pas un pays occidental au sein duquel un pays voisin entre avec son armée pour détruire ses infrastructures et sa population. C'est pourtant ce qui fut le cas en 1996 et 1998. Le Rwanda, accompagné par l'Ouganda est venu à la barbe et au nez des Nations-Unies envahir le Congo jusque dans ses profondeurs les plus éloignées, à Lodja. Au cours de cette randonnée militaire, les hommes de guerre de Kigali et de Kampala, avec leur sexe pourri, maladif et pollué de VIH, sont entrés au Congo avec les objectifs bien précis, à savoir tuer, violer, assassiner, voler des femmes et en faire des objets de leurs orgies libidineuses. La Congolaise a ressenti dans ses entrailles l'odeur des soldats qui ne se lavent pas, la violence des voyoux qui ne connaissent pas l'amour et qui pour la première fois se trouvaient en face d'une femme charmante, belle et vierge. Ces paroles ne sont pas de moi, elles viennent des paroles de l'émission d'Oprah Winfried. Cette femme piquée par la souffrance indivisible des Eurydice congolaises a dépêché une équipe dans la Nord-Kivu pour faire le reportage sur ces malheurs que Karla Delponte ne voit pas, que Washington ignore, que Bruxelles indiffère, que Paris néglige et que Londres ne voit même pas.
La femme congolaise dans ce 8 mars doit se lever et dénoncer la violence inouie qu'elle a subie et l'extrême persécution qu'elle a ressentie dans toutes les fibres de son être profond. Il n'est point de mots pour décrire cette barbarie des temps nouveaux. Il est également incompréhensible de constater que la Maison Blanche, que Laeken, que l'Élysée, que le Downing Street, que Sussex, que Rome, soient ces sièges de direction politique internationale qui n'aient point dit mot sur ce que d'aucuns savent. La mort des Congolaises est passée comme un fait divers. Au comble du mépris, le Président qui a été inventé pour sa Nation, la RDC, n'est personne d'autre qu'un délinquant de cette engeance. Il n'y a personne dans la constellation politique international qui ignore que Joseph Kabila est un rebelle, un violeur-prédateur sexuel, un agresseur de femmes, un homme qui a participé au génocide du peuple qu'il dirige. Les Congolaises sont drôlement récompensées et la RDC ignominieusement congratulées.
Que dire de plus ! C'est les crimes contre l'humanité qui a droit de cité en République Démocratique du Congo. C'est les crimes contre l'humanité qui gouverne la République Démocratique du Congo. C'est les crimes contre l'humanité qui gère la commotion des Congolaises en République Démocratique du Congo. C'est les crimes contre l'humanité qui contrôle le sexe des femmes en République Démocratique du Congo. Sur ce chapitre, il appartient aux Congolais et à tous les curieux de demander à une femme comme Maman Malenge Ndiwa pour être davantage au courant des horreurs et des orgies faites aux Congolaises. En tout cas, ce que les Congolaises ont vécu et vivent encore est une décadence morale indescriptible. Dans les cieux, Dieu est en deuil parce que la porteuse de l'urne de la vie a été profanée.
Chères Mesdames, mamans, épouses et soeurs,
Actuellement, il y a une forte tension nerveuse qui anime les relations Congo-Angola. Devenez les médiatrices pour éviter toute éventualité de conflit armé. La RDC n'est pas capable de supporter une guerre avec l'Angola. Il n'y a pas que ce constat, la Nation doit être objective, une erreur de parcours socio-politique bilatéral entre les deux pays ne doit pas pénaliser la concorde socio-anthopologique et culturelle qui tient unient les Congolais et les Angolais. Kinshasa a été construit, à ses origines, par les Congolais et les Angolais de Makela Do Zombo. La signature de cette époque est explicite dans bien des caractéristiques socio-culturelles. Je n'aurai à citer ici que ces personnages : le musicien accordéoniste, D'oliveira, le joueur de football d'Anderlecht le plus connu du Congo en Belgique, Julien Kialunda, son confrère de quelques années plus tard de l'Équipe Nationale Les Léopards, Ricky Mavuba, Mario Matadidi du Trio Madjesi, sont d'illustres visages de la confraternité congolo-angolaise. Je m'en voudrais si je ne rabats pas mon discours au Royaume Congo, à Mbanza-Kongo, avec le Roi Nzinga Nkuvu.
Il est important que tous ces paramètres historiques entrent en jeu pour donner la mesure de la résolution du conflit. Ce qui se passe maintenant est une infraction qu'il faut alléguer au statut pénal régissant la conduite des chefs d'État. Il est important que tout le monde sache que c'est Joseph Kabila, le vendeur des richesses congolaises, des terres de la RDC,des essences forestières de ses provinces et de la déshumanisation de sa population qui est à plaindre. C'est aussi Dos Santos qui provoque cette crise au nom des Angolais. Il est important de faire la part des choses et d'éviter des courroux qui n'auront qu'à faire une immense comptabilité de morts. Les Angolais n'ont pas encore joui de l'indépendance, ce sont les cadres du MPLA, ces communistes de la pacotille qui sont toujours au pouvoir. Tous, nous aurons vu comment l'Uganda a assassiné avec le concours des mercenaires étrangers Jonas Savimbi.
Bonne Fête à vous, chères Mamans, épouses et sœurs, en ce 8 mars 2007. Vous êtes le ferment et la moisson qui fondent notre Nation.
•Nous exigeons les Peines pour les crimes sexuels!
•Envoie des Femmes Casques Bleues en RDC
Lors du Forum organisé par AWID à Captown en Afrique du Sud, Fontaine d’Espoir pour Filles et Femmes de la République du Congo sous la houlette de son spécialiste en Études et Droits Internationaux des Femmes, je cite, Monsieur Isidore Kashiba, l’organisme a réussi à récolter plusieurs signatures auprès de plus de deux (2000) déléguées venues de plus de cent quatre vingt (180) pays du monde entier. Ces femmes ont consenties à apposer leurs signatures à la lettres ouvertes aux autorités politiques, administratives et polic0-militaires de ka RDC ainsi qu’aux grands dirigeants de ce monde entre autres, monsieur Baraka Obama, président des États-Unis d’Amérique, Ban Kimun, le secrétaire général de l’ONU pour ne citer que ceux là.
« C’est tout simplement exaspérant. L’ampleur des violences sexuelles en République Démocratique du Congo n’a pas de commune mesure. Utilisés comme une véritable arme de guerre, d’appropriation et de conquête territoriale, les viols se multiplient par milliers dans l’Est du Congo, conséquence de la guerre de pillages entretenue par les multinationales. Cette situation des violences sexuelles en RDC, à en croire les statistiques, est actuellement « la plus grave au monde ». En moyenne, une femme est violée par quatre hommes. L’âge des victimes varie de « 3 mois à 78 ans ». Les conséquences sont graves. Pendant ce temps, il y a un vide juridique quant à l’application effective de la loi sur la répression des crimes sexuels promulguée en juillet 2006. Des voix s’élèvent pour exiger une répression systématique et exemplaire des auteurs de ces crimes et plaidé pour une action de solidarité internationale au niveau des organisation et autres associations de défense des droits de la femme et même des enfants. »